Le plus impressionnant à LaPaz, c’est l’arrivée : des montagnes autour et puis une descente de 400m d’altitude sur la ville pour plonger dans une cuvette peuplée d’immeubles et de taxis bruyants. C’est à couper le souffle, au sens figuré seulement pour nous car on est déjà bien acclimatés et les 3600m du centre ville ne nous font plus rien.

rue de LaPaz

LaPaz est moins étudiante et occidentalisée que Sucre, ici on voit plus de tenues traditionnelles, les marchandises des magasins débordent sur les trottoirs et la ville est moins propre. Mais à chaque fois qu’on lève la tête, le spectacle des maisons accrochées à la montagne, et les sommets enneigés au loin nous rappellent qu’on est dans les Andes, dans la capitale la plus haute du monde.

Pendant ces quelques jours passés en ville, on flâne un peu dans le ghetto touristique. Ce quartier, peuplé d’allemands en short et de français bruyants, est constitué quasi-exclusivement de boutiques à souvenirs et d’agences d’excursion. Les premières offrent des saloperies boliviennes avec leurs vendeuses t’ordonnant d’acheter leur marchandise. Les secondes vendent des sommets de plus de 6000m comme des bonbons « mais si c’est pas dur et pas cher, c’est pour tout le monde« . Si on se lâche un peu dans les magasins (bonnet, écharpe car il fait froid !), on est un peu écœurés par le tourisme à sensation, pas de sommet ou de route de la mort en Bolivie pour nous.

marché aux sorcières

On poursuit notre rapide tour de la cité par le marché aux sorcières dans lequel on peut trouver toutes sortes de plantes, élixirs ou offrandes pour apporter: argent, bonheur, santé, etc.…Malgré l’insistance de Pierre, Christelle refuse d’acheter un bébé lama momifié qui nous aurait porté bonheur accroché au sac à dos.

la place aux pigeons

Afin de donner un coté culturel à notre escale, on visite le musée de la coca. Il y a juste trois choses à retenir de l’unique salle du musée : la coca c’est bien, la cocaïne c’est mal et pour fabriquer de la cocaïne, il suffit d’ajouter de l’éther à la pâte de coca puis de l’alcool et… mais on s’égare revenons à la visite de la ville avec la place Murillo où, nous dégustons une énorme glace (nota : messieurs les boliviens, arrêtez de mettre de la fécule de maïs dans vos glaces, c’est vraiment mauvais). La place, entourée de bâtiments coloniaux et remplie de pigeons, est superbe et moins touristique que le premier quartier. Il faut dire que pour la rejoindre, il faut traverser l‘artère principal de la ville (2X2 voies), sensations garanties. (bon en fait au retour on a trouvé le pont piétonnier qui en rend l’accès plus facile).

séance rasage

Avant de partir, Pierre profite de la rue aux coiffeurs pour se faire une beauté. Enfin pour essayer de se rajeunir en se débarrassant de sa grosse barbe en tentant l’expérience du coupe-choux, non sans peur…

Au final, LaPaz a été plus accueillante que prévue bien que ce soit une grande ville, nous en partons sans empressement mais sans regret, sauf un : ne pas être restés jusqu’au dimanche pour voir le catch, à l’affiche : mama-bolivienne-nunchaku Vs les joueurs de flutes de pan ! (pour Pierre) ou la journée sans voiture dans la ville (pour Christelle).

Plus de bruit ? 

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