La traversée de la frontière Bolivie Pérou se fait rapidement et sans problème, juste un marché à traverser à pied et le bus nous attend de l’autre coté avec nos sacs.

à Puno

La ville de Puno n’a rien d’extraordinaire c’est vrai, mais c’est moins pire que ce qu’on nous avait dit ! Comme Copacabana, la ville est au bord du lac mais celui-ci est plus marron que bleu turquoise et Puno ressemble plus à une ville portuaire qu’à une station balnéaire. Ce qui est agréable ici c’est surtout de retrouver, dans les hôtels ou les boutiques, des gens souriants avec qui on peut discuter. Tout comme les boliviens, dans ces coins touristiques les péruviens veulent surtout notre argent mais au moins ils le font avec le sourire et en faisant mine de s’intéresser à nous ce qui est quand même plus sympa ! Deuxième chose qui fait du bien : on retrouve des bons desserts ! Par contre comme tout ne peut pas être parfait, on retrouve aussi des prix plus élevés !

une île Uros

Après de longues hésitations, on se décide quand même pour aller voir l’attraction principale de la ville, le DisneyLand de la région : les Iles Flottantes d’Uros. C’est une machine à touristes bien huilée effectivement, mais ça vaut quand même le coup, pour voir ce que c’est (ça n’existe pas ailleurs). En plus, étant en fin de saison et avec une excursion en soirée, on a eu la chance qu’il n’y ait pas trop de monde. Prêts pour la leçon de business touristique ?
On embarque avec une dizaine d’autres personnes sur le port de Puno dans un petit bateau à moteur pour ¾ d’heure de trajet. Le guide explique qu’il y a une soixantaine d’îles, l’agriculture n’y étant pas possible les habitants vivent de la pêche et du troc avec les îles voisines et aujourd’hui beaucoup du tourisme aussi ! Seul quelques îles plus éloignées ont conservé leur mode de vie traditionnelle (car elles ne veulent pas être des bêtes de foire ?).

maquette de l’île

Une fois sur l’île (environ 50m²) les familles nous accueillent et le chef de l’île-village (enfin.. le seul homme) nous montre comment fabriquer une île flottante : 1: récupérer les racines de cannes flottant à la surface, 2: attacher les mottes entre elles, 3: recouvrir de canne verte ; 4: ancrer le tout pour éviter que le village ne dérive. C’est facile mais il faut environ un an ! Puis les femmes nous font visiter leurs maisons avant que nous nous retrouvions, par hasard, à l’endroit où traînent leur artisanat. Elles peuvent donc nous demander, par nos prénoms, d’acheter … heu pardon de contribuer, à la vie de l’île par nos emplettes.

barque traditionnelle

Pour aller vers la 2ème île, on a le choix entre le bateau à moteur de l’aller ou une belle embarcation traditionnelle où nous entrainent les habitants. Comme il s’agit encore d’une nouvelle contribution nous restons à l’écart, mais Pierre ayant envie de naviguer sur ces bateaux depuis longtemps, Christelle négocie à moitié prix, « OK mais tu dis rien aux autres » murmure le chef. La traversée est sympa sur cette barque tout en joncs (enfin, avec quelques bouteilles plastiques à l’intérieur, ca permet de recycler et ça améliore la flottabilité). Le père et la mère rament tandis que la petite dernière chante (et devinez qui va redonner une contribution ?).
Cette île, est en fait une île-supermarché avec artisanat (au cas où on ait raté les premiers stands) et vente de boissons chaudes (car il a fait froid sur la barque). Et si tu achètes, ils te mettent un tampon des îles sur ton passeport, ils sont vraiment sympas ces Uros !
Au final, même si les habitants des iles nous sollicitent tout le temps, c’est fait avec tact et la sensation de marcher sur un matelas de cannes au milieu du lac est vraiment original, on ne regrette pas.

A part aller voir d’autres îles plus loin il n’y a pas grand chose d’autre à faire à Puno, donc après s’être bien baladés dans les rues, on dit adieu au lac Titicaca pour s’enfoncer dans les terres direction la fameuse Cusco.

Plus d’îles ?  

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