Moray

Comme pour toute bonne histoire, notre tour de 4 jours dans la vallée sacrée commence par… le terminal de bus où nous embarquons dans un colectivo en compagnie de Péruviens. Le bus, déjà plein au départ, s’arrête fréquemment pour prendre d’autres personnes. Du coup à notre arrêt c’est un vrai défi sportif de descendre de ce bus plus rempli qu’un RER un jour de grève.

Les derniers kilomètres pour accéder à Moray, premier site de la journée, se font en taxi. La théorie admise pour ces plantations en terrasses circulaires est que le site était utilisé comme potager par les Incas pour tester les effets de l’altitude sur les patates. Mais Pierre est partisan d’une hypothèse plus probable corroborée par quelques allumés  captant l’énergie du site et par le groupe d’enfant faisant une ronde : c’est un terrain d’atterrissage pour soucoupe volante.

Salines

Ces grandes idées nous occupent le temps de la descente à pied vers les salines. Ici les locaux ont capté l’eau de la rivière salée (très salée, on a goûté pour vous, n’essayez pas) pour la déverser dans des terrasses où elle s’évapore. Un pan entier de la montagne est ainsi recouvert de nuances de blanc au marron rendant la balade entre les bacs très picturale.

Nous arrivons enfin (en stop) à Ollantaytambo pour y passer la nuit. L’attraction ici c’est la grande forteresse inca. Hélas il n’est possible d’y rentrer qu’avec le boleto touristico, un billet groupant plusieurs sites vendu à un prix sans aucune mesure avec le coût de la vie locale ! Comme nous ne souhaitons pas participer à ce racket organisé, on tente la discussion avec la guichetière qui se révèle peu compréhensive et même… incorruptible (sommes nous encore au Pérou ?) Devant notre air abattu, un guide nous indique d’autres ruines, accessibles gratuitement, sur le versant opposé.

Ollantaytambo

Le lendemain on attaque donc la visite des ruines gratuites, le chemin n’est pas marqué mais on voit  le temple d’en bas. C’est vraiment pentu et on est seuls  (même les lamas et les chiens ne s’y aventurent pas). Au bout de 2h de montée on arrive enfin, avec en prime, une vue d’ensemble imprenable sur la forteresse plus jolie avec du recul. Sur le retour, un villageois nous explique un peu d’histoire et où sont localisées les ruines gratuites (zut, on est allés à celles « inaccessibles »). Nous voici donc repartis vers ce nouveau site. Cette fois le chemin est bien marqué, sécurisé et l’aller-retour se fait rapidement.

Il est maintenant temps de partir pour le MachuPicchu… [à suivre]

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