Il est maintenant temps de partir pour le MachuPicchu. On a décidé de se faire plaisir et d’y aller en train. Pour prendre le billet, deux compagnies se partagent la ligne mais les prix sont identiques et chers (la concurrence n’est pas très active).

train pour le MachuPicchu

Le voyage en train de luxe est superbe, on s’enfonce dans la forêt vierge coincée entre la rivière et les montagnes enneigées et on a même droit à un pico-sandwich (pour faire plus petit il faudrait casser les molécules).
Arrivés à Aguas Calientes pour sortir de la gare il faut traverser l’immense marché, véritable temple dédié à la saloperie Péruvienne avec, en prime, ces prêtres, enfin les vendeurs, qui nous harcèlent. Mais pourquoi croient-ils qu’on a un besoin vital de leurs pendentifs-lama-en-pierre ? Aguas Calientes est à l’image de son marché : construite grâce au tourisme pour le tourisme, tout y est occidentalisé, les vendeurs, la nourriture et bien sur les prix. Mais en cherchant et en taquinant un peu les serveurs des restau on peut leur faire avouer où ils mangent et trouver des plats à des prix raisonnables. On termine notre journée la plus chère du Pérou en achetant le fameux billet pour le Machu Picchu.

vers la Montagne

C’est LE grand jour, on a décidé de zapper le levé de soleil sur le site (de toute façon il fait gris) pour être en décalé avec les autres touristes et comme ça on n’a pas besoin de se lever tôt.
Première étape, gravir les 2000 marches qui nous mènent du village au site (on peut aussi y aller en bus mais c’est moins drôle). Deux heures plus tard et un litre d’eau en moins (il fait chaud) nous voici à l’entrée du Machu Picchu, avec une file d’attente digne d’un jour de solde au Carrefour de Pontault Combo malgré l’heure tardive. Il est interdit d’avoir un gros sac, des bâtons de marche ou même de l’eau sur le site mais comme le contrôle est super light, on rentre avec nos provisions sans problème. Et de l’eau il nous en a fallut pour affronter la Montaña Machu picchu : 2800 marches de plus à grimper. Les incas étaient peut être de bons architectes, mais on ne peut pas dire qu’ils avaient le sens des proportions pour leurs marches. La montée, jalonnée de plateformes permettant de voir le Machu  Picchu est épuisante mais jolie et bien moins fréquentée que le reste du site. En haut, la vue est à 360° et le Machu Picchu minuscule !

Machu Picchu !

La visite du site en fin de journée permet de profiter des lieux sans trop de monde (sauf un voyage scolaire qui a eu la même idée que nous). On n’a pas pris de guide mais les lieux sont bien conservés et parlent d’eux même. On a même droit d’observer des morceaux de céramique fraichement sortis de fouille dans une des maisons visitée ! Le site ferme tôt et on se fait rabattre vers la sortie par les gardiens en compagnie des derniers zinzins et autres gourous de secte restés un maximum de temps sur le site pour profiter de son « énergie positive ».
Fatigués par toutes ces marches, on se laisse tenter par un retour en bus… jusqu’à connaitre le prix, ce qui nous décide à redescendre à pied (après avoir fait pitié à la madame pipi pour remplir nos gourdes gratis aux toilettes). La descente se fait au frais et on arrive à Aguas Calientes avec la nuit.

chemin du retour

Pour le retour à Cuso, on passe par l’autre versant (aussi appelé le chemin des fauchés) en suivant les rails et le cours d’eau. La balade, dans un décor fleuri et exotique est agréable malgré la chaleur moite. Encore quelques taxis et autres minibus pour 8h de route et nous voici de retour à l’hôtel bien fatigués mais heureux.

Malgré la fréquentation et les prix, cette petite incursion dans la vallée sacrée, était bien sympa et s’est terminée en apothéose avec la cité perdue au milieu d’un sommet tropical

Plus d’énergie positive ? 

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