Pour aller à Arequipa on se fait plaisir : un bus Cruz Del Sur (meilleure compagnie péruvienne), en semi-cama  faut pas exagérer quand même (siège inclinable à 145°  seulement).

ville blanche

A Arequipa il fait beau, il fait chaud… Les bâtiments sont construits avec une pierre volcanique blanche qui brille au soleil. Une ville agréable, parfaite pour se poser un peu. Encore ? Allez-vous dire… Mais cette fois c’est sérieux : on vient de se rendre compte que dans moins d’un mois on sera déjà au Japon. Et, dans ce pays inconnu, ce n’est pas comme en Amérique du Sud où tout peut se décider au dernier moment. Si on ne veut pas y passer le reste de notre budget il va nous falloir planifier un peu.

ça bosse dur

On part donc à la recherche d’un guide de voyage du Japon (qu’on trouve en anglais) et on imprime guides et aide de conversation (sous l’œil éberlué des péruviens). Ensuite on passe nos matinées à potasser, chercher sur le net ou correspondre avec les spécialistes du Japon de notre entourage (merci Fabrice !). Le midi c’est almuerzo (menu déjeuner rapide et pas cher à base de soupe-riz-patates) puis on déguste une glace sur la place histoire de ne pas perdre nos bonnes habitudes.

couvent Santa Catalina

Il n’est quand même pas possible d’ignorer le couvent Santa Catalina, on va donc y passer une après-midi. Il s’agit d’une véritable ville dans la ville, pas moins de 20 000 m². A l’entrée du couvent se trouvent un parloir et un petit cloître où les novices (jeunes filles de bonne famille qui payaient pour venir vivre ici) restaient 2-3 ans. La visite se poursuit dans un immense « quartier » avec des maisons, des rues, un lavoir, un réfectoire…

couvent Santa Catalina

En fait les sœurs étaient très libres, elles vivaient dans leur maison avec leurs esclaves et domestiques, se baladaient dans les rues où elles rencontraient et discutaient avec des femmes laïques venues se réfugier ici. Bon, elles devaient quand même travailler un peu  (peinture, broderies…) et prier tous les jours, mais elles avaient la belle vie. Jusqu’à ce que vers la fin du XIXème siècle une nouvelle mère supérieure serre la vis. Ce nouveau régime, et la perte de vitesse de la religion face à la politique ont eu raison de la population du couvent qui est passée de 4000 personnes à la grande époque à 70. Les sœurs dormaient au dortoir et mangeaient ensembles, le couvent s’est refermé sur lui jusqu’à rouvrir ses portent dans les années 1970. Aujourd’hui seule une petite partie du couvent est réservée à la vingtaine de sœurs restantes et le reste est un magnifique quartier à visiter.
Car en plus de ces faits historiques, ce couvent est un paradis pour la photo, les couleurs (blanc, bleu, rouge) jouant avec les arches des cloîtres et les fleurs aux tons symétriques. Bref on se perd des heures à flâner dans ce havre de paix..

Après avoir bien travaillé et dégrossit le Japon, on part se dégourdir les jambes dans le canyon de Colca (pour la balade c’est ici)

cours du restau

Puis pour nos derniers jours à Arequipa (et au Pérou) on passe du temps dans les magasins à faire les courses pour l’île de Pâques et acheter les derniers souvenirs et cadeaux. Ha oui et on se fait aussi notre troisième restau sponsorisé (dégustation ici). Bon ok on va réfléchir à renommer notre blog : « en balade… jusqu’au restau ».

Plus de couleurs ? 

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