A peine deux heures de vol nous séparent de Sapporo, où on reste juste le temps de préparer la suite et de visiter notre premier centre commercial japonais ! (Pierre peut enfin s’extasier devant les rangées de distributeurs automatiques). Puis c’est parti pour une semaine de vadrouille dans le grand Est de l’île d’Hokkaido…

 

pas de voiture

pas de voiture

Lundi matin (l’empereur, sa femme et le petit prince…) : on prend le train, direction Kushiro, pour faire traduire le permis de conduire ( ici le permis international ne suffit pas). C’est un peu loin mais tout se passe bien, le gentil Monsieur de l’automobile club (qu’on appellera « Martin ») nous l’apporte le lendemain à l’hôtel, parfait ! Par contre pour louer une voiture ça se complexifie. Fidèles à notre habitude on n’a pas réservé et sur les 5 loueurs aucun n’a de voiture dispo… Heureusement, mais étrangement, quand le lendemain on va voir le 6ème loueur du coin accompagnés de « Martin » il y a une voiture dispo immédiatement pour nous, comme par hasard! 1ère leçon : dans ce pays il faut être recommandé pour que les portes s’ouvrent …

 

Marimos

Marimos

Mardi matin (l’empereur, sa femme  …): nous voilà sur les routes, de belles routes de campagnes avec des vaches, des navets ( ?), des feuilles colorées, un GPS japonais… Après une première halte dans un « magasin à 100 yen » (les magasins japonais c’est toute une histoire, mais elle arrivera plus tard) on arrive enfin au Lac Akan. Un lac, oui mais surtout le lieu de vie des Marimos. Et hop dans le bateau avec les japonais pour une croisière-visite-express à la découverte de ces petites bêbêtes vertes. Enfin c’est plutôt des algues qui vivent au fond du lac et qui ont la particularité d’être rondes comme une balle de tennis verte. C’est vraiment trop tout mignon. Le soir, le camping étant fermé, on passe notre première nuit dans un Minshuku (=chambre d’hôte) en yukata (=pyjama) sur des futons.

 

volcan

volcan

Mercredi matin (lala lala lalalala lala …): On continue avec les lacs. D’abord le lac Wakoto où malgré le vent on se baigne dans notre premier Onsen (=sources chaudes) pour bien se relaxer avant de se régaler de ramens (=nouilles) au lait. Après l’eau, le feu avec le volcan Io-Zan qui fume dans des tons de gris et de jaune (souffre). C’est ici que l’on comprend l’utilité des bancs et du panneau avec la date que l’on voit sur tous les lieux : c’est pour la photo de groupe des japonais « j’étais ici ce jour là ». Pour atteindre le lac Mashu nous traversons un brouillard épais peuplé de biches. Des eaux les plus limpides du monde on ne voit donc pas grand-chose, mais  sous les nuages le soleil couchant est superbe. On finit la route de nuit, jusqu’à la péninsule de Shiretoko. Manque de bol l’auberge de jeunesse vient de fermer, et c’est donc sur le parking (tout confort) de Uturo que l’on passe notre première nuit dans la voiture.

 

lac n°1

lac n°1

Jeudi matin (l’empereur, sa femme et le petit prince…): la nuit fut bonne, heureusement car une grosse journée nous attend. On repart vers Shiretoko pour faire la rando des 5 lacs : magnifique balade qui fait le tour de … 5 lacs (vous ne vous en doutiez pas) aux milieux d’arbres multicolores avec au loin des sommets enneigés. Tout simplement superbe ! Mais attention il y a pleins d’ours dans le coin, le dernier a été vu il y a 3 jours il faut donc être attentifs et faire du bruit (tapes dans tes mains et chantes !). On s’enfonce ensuite encore plus loin dans la péninsule, au bout de la route. Là on enfile nos chaussettes-ours-antidérapantes et on part à l’assaut de la rivière chaude (toujours en chantant faux bien sûr). On remonte le cours d’eau jusqu’à un petit onsen tiède, où Pierre se baigne pendant que Christelle surveille les ours. Après toutes ces émotions on reprend la route pour traverser la péninsule. Au col pas de neige (ouf) mais une belle vue sur des îles russes. La journée se termine tard, à Shibetsu, toujours dans la voiture devant un auto-camping fermé, mais avec un délicieux plateau de sushi…

 

la route

la route

Vendredi matin (ça y est vous avez la chanson dans la tête ?): on retourne au nord, à Shari, pour aller se laver dans un bain public. C’est ça qu’est bien au japon, même si vous n’avez pas de douche dans votre voiture, vous pouvez prendre des bains partout, dans toutes les villes et même en pleine nature. Tout propre et le ventre plein nous repartons pour une longue journée de route à travers la campagne puis la montagne japonaise jusqu’au parc du Daisetsuzan. Mais oubliez ce que vous imaginez par route de montagne, là bas c’est pas comme chez nous … deux vraies voies, si ce n’est pas quatre, les tournants sont éclairés, et quand ça monte vraiment trop et bien ils mettent un tunnel ou un pont pour que ce soit plus simple ! Et le soir on dort…dans la voiture bien sûr !

 

mont Kurodate

mont Kurodate

Samedi matin (nous aussi on a la chanson dans la tête !): aujourd’hui pas de voiture mais un téléphérique, pour monter au mont Kurodate. Enfin pas tout en haut car les télésièges ne fonctionnent pas et il y a de la neige. Malgré le monde la vue sur les montagnes environnantes est remarquable. La saison est finie et les randos sont interdites mais on réussi quand même à négocier de redescendre à pied (en montrant notre équipement aux gardes !). Seuls dans la forêt on guette de nouveau l’ours. La journée se termine dans un onsen bien chaud à l’extérieur, que du bonheur ! Et pour la nuit on retrouve notre voiture préférée.

 

le vélo-train

le vélo-train

Dimanche matin (allez une dernière fois : l’empereur, sa femme et le petit prince…): une grosse journée de route s’annonce pour redescendre à Kushiro. Mais on fait quelques belles pauses sur le chemin. D’abord, à la sortie des montagnes, pour tester le  « vélo-train » sur une ancienne voie de chemin de fer dans la forêt. Puis à Ikeda on s’arrête visiter un vignoble (et oui ils font aussi du vin). Pour notre dernière nuit dans la voiture on choisit un parking au bord de la mer et un gros orage.
Cette petite escapade dans l’Est d’Hokkaido était vraiment magique, c’est un peu tristes que l’on dit au revoir à notre voiture-hôtel et qu’on remonte dans le train.

Plus d’ours ?  nos jolies photos

PS : spéciale dédicace à Tourmalin qui nous a mis la chanson dans la tête

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