Kyoto est LA ville culturelle du japon. L’ancienne capitale ne compte pas moins de 2000 temples et autres sanctuaires. Dès la sortie du  train, nous voici déjà dans notre premier temple, un peu spécial il est vrai : la gare de Kyoto. Cet immense complexe dédié au culte de la consommation et de la bouffe s’étend sur trois étages.

On pose nos bagages dans un mignon ryokan (=auberge traditionnelle) réservé ¼ d’heure à l’ avance, mais réservé quand même, merci l’office du tourisme.

Temple et Kimonos

Temple et Kimonos

Puis on part pour le quartier traditionnel : Gion. Peut être aurions nous du regarder à deux fois la carte avant de partir à pied car, à la nuit tombée, on arrive juste au début du quartier marqué par la pagode Yasaka. Mais on n’a pas perdu notre temps, car sur le chemin on est tombé sur les temples de Nishi-Otani et Kiyomizudera. Deux temples immenses dans le pur style bouddhiste : petit jardin, grande porte et bâtiments donnant sur une cours en gravier. On a aussi pu admirer un peu partout Momiji : non ce n’est pas un autre temple mais simplement les belles couleurs d’automne. Pour les inquiets : on a également trouvé de quoi manger (gâteau de riz, glaces) et dépenser nos sous dans les innombrables magasins qui jalonnent les rues séparant les temples.

Bambous volants

Bambous volants

Pour les autres jours, fini l’errance, tout est organisé (la veille, faut pas exagérer quand même !). On commence par le lieu de pèlerinage immanquable pour Pierre : le building où est née la société de jeux vidéo Nintendo. Un hommage à Mario Bros puis un petit coup de train, et nous voici à Arashiyama où on se balade dans l’immense forêt de bambous s’élevant jusqu’au ciel. Le calme des lieux invite au rêve, s’imaginant volant de bambou en bambou et… bon pas le temps de rêver on est au japon.

Pavillon doré

Pavillon doré

On enchaîne avec le temple Kinkakuji aussi appelé pavillon d’or.Le nom n’est pas volé et le pavillon doré est superbe mais on aurait aussi pu l’appeler « pavillon de la foule », référence aux hordes de touristes et écoliers venus, comme nous, admirer les lieux. A certains endroits la foule est tellement compacte qu’il y a un « agent de circulation pour touriste » (tiens, on pourrait faire un article sur les boulots sympa d’Asie…).
Notre timing nippon n’est pas encore au point et on arrive juste avant la fermeture au temple Ryonanji renfermant un célèbre jardin zen (=jardin de graviers et cailloux). On est seuls, assis sur le bord du jardin, contemplant les pierres dans la lumière baissant. C’est beau et zen, très zen… limite chia… heu… super zen, bon… on dîne ?

Chemin de Torii

Chemin de Torii

Marre des temples ? Encore 1994 à voir, et le prochain est un de nos préférés : le Sanctuaire Fushimi Inari-taisha au sud de la ville. L’entrée d’un sanctuaire est matérialisé par un Torii (= porte en bois rouge), ici il y en a plus de 10 000 alignés les uns derrière les autres et s’étendant sur toute la montagne. Gravir la montagne en passant dans ces tunnels de portes est un vrai plaisir pour les yeux ! Après 1h30 de montée, nous voici au sommet où il y a… des portes, mais aussi un moulin à prédiction. On en tire donc une et c’est aidés d’une classe entière d’écoliers qu’on réussi à en comprendre le sens : Allez doucement si vous souhaitez réussir vos projets. Si vous nous trouvez lents, notamment dans la rédaction du blog, c’est donc pas de notre faute, c’est la prédiction qui l’a dit !

On danse?

On danse?

L’après-midi est occupée par la visite du quartier traditionel de Gion où on se perd dans des rues étroites aux murs de bois et où l’on croise des jeunes filles venues visiter la ville en kimono traditionnel ou en costume de geisha. On se sent transportés dans le passé. La clôture de notre escapade culturelle se fait dans un théâtre pour assister à des extraits de chaque art scénique japonais : cérémonie du thé, arrangement des fleurs, pièces comiques, musique traditionnelle, danse de maikko…; une excellente entrée en la matière.

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A Kyoto les temples se suivent et ne se ressemblent pas, il faudrait une année pour profiter de la ville en plein, mais gare à l’overdose. Au bout de trois jours il est temps pour nous de faire une pause avec une virée plus au sud de l’ile mais… on va revenir…

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Plus de temples ?   nos jolies photos.

NDN (note de nous): la profusion des lieux de cultes nous fait parfois mélanger temples (bouddhistes) et sanctuaires (shinto) merci de votre tolérances sur ces mélanges religieux involontaires 😉

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