Pour relier Padangaran à Yogyakarta, on prend le train. De nouveau en mode routard on choisit la classe économique pour goûter à l’ambiance locale et… on n’est pas déçus ! En entrant dans la fournaise du wagon surpeuplé on se serre sur une banquette taille enfant, et on s’aperçoit vite que nos sacs sont trop gros pour être rangés où que ce soit; ils vont rester au milieu du couloir. L’allée est le théâtre d’un défilé incessant de vendeurs ambulants qui nous posent leurs camelotes sur les genoux (sacs, cuillères, autocollants…) et proposent à boire et à manger. Quatre heures de voyage et une vingtaine d’arrêts plus tard nous voici à Yogyakarta..

Yogyakarta

Yogya (prononcez ‘djiodja’), comme ils l’appellent ici, est une grande ville indonésienne mais, à la différence des autres, certaines ruelles sont interdites à la circulation ce qui en fait une destination plaisante.
Yogya est aussi connue pour ses batiks, technique de teinture des tissus par apposition de cire et colorations successives. Le batik est réalisé soit pour les tissus d’habillement soit comme tableau.

explications Batik

Batik : les explications

D’ailleurs lors de notre première sortie un gentil monsieur nous conduit spontanément dans une exposition de ces fameux tableaux (ils sont sympas ces indonésiens). Deuxième coup de chance, un des ‘artistes’ passe ‘par hasard’ dans les lieux. Il nous explique comment réaliser une toile, puis nous apprend que c’est le dernier jour de l’exposition et qu’il peut nous faire un prix spécial (on a vraiment beaucoup de chance). Notre choix se porte sur une toile de réalisation simple et assez moche mais… la chance nous quitte, c’est parmi les plus chère de l’expo. On repart avec le procédé en tête, une idée des prix et bien amusés de la comédie grossière de ces vendeurs pas avares de mensonges..

Puis, place à la culture. Pas loin de la ville est érigé l’un des plus grands temples bouddhiste du monde : Borobudur.

Borobudur

Borobudur

Cet immense temple est perché sur une colline au milieu d’un grand parc. Vêtus de notre Sarong (bout de tissu à mettre autour des jambes pour entrer dans un temple) on se balade dans ces lieux  enchanteurs et zen. Sur quatre étages, sont sculptés des bas-reliefs qui racontent la vie de Bouddha, la religion c’est plus sympas en BD. Le clou de la visite c’est le sommet du temple. Il est couvert de 72 stupas (cloche de pierre renfermant un bouddha) et offre une vue panoramique sur la forêt aux alentour. Par contre on n’a pas trouvé pourquoi les bouddhas enfermés ont tous la tête coupée…
En tout cas ce temple géant, très différent de ce qu’on a pu voir au japon, vaut le déplacement !

Batik : fait à la main

Batik : fait à la main

De retour en ville, on va faire un tour du coté des vraies fabriques de batik histoire de commencer la collection de tissus de Christelle et d’avoir quelques cadeaux de noël pour la famille qui va nous rejoindre à Bali (chut c’est une surprise). Les réalisations sont ici de meilleure qualité et les artisans sympas (une vendeuse nous a même déballé toute la boutique pour qu’on admire des batiks bien trop cher pour nous).

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7 décembre 2012, aujourd’hui Yogya vit un jour exceptionnel : l’anniversaire de Pierre.

joyeux anniv’

L’opération ‘Restau-Cadeaux’ est mise en place. Phase 1 : en route pour  un bon restau. Au menu : jus de fruits, vraie pizza et moelleux au chocolat, un régal et ça change du riz ou des nouilles sautés. Phase 2 : direction un mall (=centre commercial) d’électronique où Pierre réussit à dénicher une console de jeu 100% fabrication chinoise remplie de vieux jeux. A lui les parties de Sonic et Mario ! Phase 3 : sur le retour on achète un short (plus qu’utile ici) et quelques friandises (bonbons étranges, chocolats, bières), sans oublier un porte-clés AngryBird. Si c’est pas un super anniv’ ça!

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Yogya nous réconcilie avec les villes indonésiennes, mais il est temps de partir pour pousser encore plus à l’est de l’île de Java…

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Plus de bouddha-batik ?   nos jolies photos

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