sur la route

sur la route

La journée promet d’être difficile, en effet il ne nous faut pas moins de 10h de bus pour relier MongNoy à Vang Vieng via LuangPrabang. La route est cahoteuse et tourne, tourne et retourne dans les montagnes. En haut d’un col on rencontre un gros bus VIP arrêté depuis 3h avec des morceaux du moteur par terre et on se dit que finalement, bien que serrés à 12 dans le minibus, on a bien choisi notre moyen de locomotion.

VangVieng, jolie ville entre rivière et montagne, a surtout la réputation d’être une ville basée sur la fête, l’excès de boisson et remplie d’Australiens saouls se baladant en maillot de bain. Mais tout le monde nous explique que depuis quelques mois c’est plus calme, à voir…

des bars et des TV

des bars et des TV

Coté pile, la ville est effectivement composée de bars peuplés de nénettes en mini short et de jeunes cherchant l’alcool. Affalés sur des paillasses pleines de puces ils  regardent des épisodes de friends en boucle. Mais à y regarder de plus près, la plupart des bars sont vides et il se dégage des lieux comme une atmosphère de « hors saison ». On ne voit pas grand-chose non plus du « Tubing », l’activité principale, qui consiste à descendre le fleuve sur une bouée en consommant le maximum de bières et de produits illicites. Renseignements pris, le ménage a été fait il y a trois mois: sous la pression des ambassades le gouvernement a démonté le ponton et les bars le long de la rivière. Il faut dire qu’il y avait en moyenne 25 morts par an et des centaines de blessés. C’est une bonne chose car, même si la majorité des décès était des anglo-saxon avinés, la bêtise ne mérite pas la peine de mort.

tisseuse

tisseuse

Coté face, en traversant un pont payant, au pied des montagnes le petit village de Huay Yae est accueillant avec ses bungalows invitant à la farniente et ses habitants avenants. On dégote un restau tenu par un couple Franco-Lao qui fait une confiture divine (le mélange franco lao fait des merveilles culinaires) et nous arrose de conseils sur les balades du coin.
Du coup, on loue des VTT  pour faire une belle boucle au travers des montages. Au début on passe par des villages où les femmes vendent leurs tissages à des prix mini. Au vue de la qualité on n’a pas le cœur de négocier.

nos beaux vélos

nos beaux vélos

Les paysages bordant le chemin sont grandioses: des montagnes déchirées qui se découpent en ombres chinoises sur un ciel bleu et un fond vert, on comprend mieux le surnom de « Baie d’Along des terres ». La route est facile et on croise pas mal d’écoles dont une à l’heure de la sortie. Les gamins se précipitent sur nous et demandent des dessins sur les mains, ce que Christelle fait de bon cœur. On comprendra plus tard qu’ils réclamaient des stylos… tant pis fallait être plus explicites, de plus ce n’est pas dans nos habitudes de donner aux enfants.

village et montagnes

village et montagnes

La fin du parcours nous amène près du fameux lagon bleu qui ne parait pas exceptionnel, on entend de la musique à fond et en plus c’est payant. On fait demi-tour devant les gardes qui ont du mal à comprendre qu’un touriste puisse refuser l’entrée. Sur le retour, on croise de nombreux tuk tuk remplis de fallangs (=touristes blancs) bières à la main qui semblent avoir trouvé une source de divertissement alcoolique alternative au tubing.

3 mois de boulot

3 mois de boulot

Avant de quitter VangVieng, sur les conseils du couple restaurateur, on va voir un magasin de Sin (jupes traditionnelles tissées). Les tissus sont de toute beauté mais extrêmement chers. Devant notre intérêt,  la propriétaire nous montre toute la collection (il y a des pièces à 600€ qui ont nécessité 3 mois de confection) merci !

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On pourrait rester encore longtemps à Vang Vieng pour se la couler douce en admirant les montagnes ou en se rafraichissant dans la rivière.  Mais le temps fuit et il faut continuer la descente du pays… Quelle désagréable impression que d’être obligés de compter ses jours.

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Plus de montagnes ?  nos jolies photos

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