C’est marrant comme il y a des endroits où on arrive et on se sent tout de suite bien, prêt à y rester longtemps même s’il n’y a rien à faire. Est-ce le Mékong qui coule lentement ? Les enfants qui font coucou au lieu de demander des sous ? Ou bien les gens qui ne vous demandent rien ? Bref l’arrivée sur DonKhong est plutôt positive.

des îles

des îles

Nous voilà donc sur l’une des 4000 îles qui composent cette région des chutes du Mékong au sud-est du Laos. Contrairement à la plupart des îles du coin, la notre est un peu plus grosse qu’un  buisson.
Dès le lendemain, on se lance à sa découverte à vélo. Equipés de nos belles bicyclettes des années 50, on part sur les routes, ou plutôt sur la route qui traverse l’île.

DonKhong à vélo

DonKhong à vélo

Le paysage est désertique excepté quelques bicoques en bois, le sable est rouge et il fait chaud, chaud, chaud. La montre bloquée en degrés Fahrenheit nous indique entre 108 et 112 °F, soit (on convertira plus tard) entre 42 et 44°C, voilà donc pourquoi on a si chaud ! De l’autre coté de l’île on arrive sur un village, plus authentique que celui où on dort (constitué uniquement de guesthouses). Ici, point de bars alignés mais des échoppes qui vendent pêlemêle habits, téléphones et quincaillerie. Pour le retour, on passe par le sud, le long de la côte, du pont en construction et des rizières vertes qui reposent les yeux. Epuisés par la chaleur, on passe le reste de l’après midi à siroter une citronnade en admirant le fleuve parsemé d’arbres et les barques qui slaloment. Ne rien faire au bord du Mékong : c’est ça la vie au Laos, et ça nous plaît !

le Mékong

le Mékong

On continue ensuite encore plus au sud direction une autre des 3999 îles restantes. Entre Don Det la fêtarde et Don Kon la tranquille, vous l’aurez deviné, on choisit la seconde. Pour son anniversaire Christelle a ainsi droit à une nouvelle croisière sur le Mékong (dans une barque remplie de touristes), un poulet-frites (et les éternels concombres), un brownie et un gâteau aux bananes (un peu secs). Bon sur une île quasi déserte pas facile d’organiser une fête d’anniversaire, les cadeaux, ça sera pour plus tard.

chutes de PhaPheng

chutes de PhaPheng

Ici aussi la vie est calme et les couchers de soleils sont fabuleux, mais il y a un peu plus d’activités. Avec Boris et Sophie, rencontrés dans notre charmant bungalow, on part à l’aventure au pied des cascades de PhaPheng. A 8 sur une mini barque, on contourne les rapides, puis on marche dans les herbes folles avant de traverser une rivière sur une tyrolienne. On finit dans un torrent avec de l’eau à la taille avant de se retrouver devant d’énormes chutes d’eau. Le plus haut débit d’Asie du sud-est parait-il, impressionnant ! Et pour nous remettre de nos émotions on a droit à un (mini) morceau de poisson cuit sur le feu par notre batelier.

plage du Mékong

plage du Mékong

Après les eaux c’est par les terres que, le lendemain, on continue la découverte des cascades. On enfourche des vélos, toujours aussi modernes, jusqu’aux chutes de LiPhi. Plus petites que celles de la veille, elles n’en sont pas moins belles. Ici le Mékong se divise en plein de petits bras qui descendent dans un tourbillon d’écume blanche laissant apparaitre rochers gris et arbustes verts. C’est juste beau ! Il y a même une plage de sable fin pour se reposer au soleil, ou plutôt bruler. Et après les terres les airs avec le SkyBridge (=pont du ciel) qui nous mène à MoonIsland (île de la lune). Un joli sentier, mais on ne trouve rien d’extraordinaire à cette nouvelle île si ce n’est le pont branlant au dessus d’un bout de rivière qu’il faut franchir.

Beau, chaud, vélo, chutes d’eau, Uno… Malgré la chaleur, ces quelques jours au milieu des chutes du Mékong, dans des petits villages ruraux, sont vraiment paisibles. Mais cette fois le visa se termine vraiment demain, alors adieu Laos tranquille, on s’en va retrouver la civilisation pour rejoindre le Cambodge.

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