Des supers métiers… en Amérique du Sud

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Avec la fin d’année certains d’entre vous se demandent peut être ce qu’ils font derrière leurs bureaux, clés à molette ou comptoirs et aspirent à changer de travail.
Conscients de cette situation, nous avons récolté tout au long de notre remontée de l’Amérique du Sud des idées de nouveaux boulots qui susciteront sûrement chez vous des vocations… ou pas !

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panneau indicateurPanneau indicateur (Argentine)
L’activité physique n’est pas votre tasse de thé et vous aimez la promiscuité ? Devenez panneau indicateur touristique ! Vous pourrez rester immobile pendant des heures au soleil au milieu d’une place et, grâce au panneau que vous aurez sur les épaules, les touristes s’agglutineront autour de vous pour attendre le petit-train.

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horodateurHorodateur (Chili)
Ayant la notion du temps et aimant la vie au grand air, le travail d’horodateur est fait pour vous ! Sur votre bout de trottoir vous irez à la rencontre des automobilistes qui, en échange de quelques pièces vous permettrons d’accrocher un joli ticket à leur essuie-glace. En bonus, vous aurez droit à une veste orange tendance.

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machine à caféDistributeur à café (Chili)
Evoluant dans l’atmosphère vivifiante d’un terminal de bus, mélange d’odeur d’urine et de pot d’échappement, et grâce à vos 20 thermos représentant le poids d’un âne mort, vous aurez la satisfaction d’étancher la soif des voyageurs et chauffeurs de bus en proposant au choix : café, café ou café.

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parfumeur de busParfumeur de bus (Chili)
Vous avez un nez développé et une âme sensible aux flagrances ? Armé d’un pulvérisateur, rejoigniez l’équipe des parfumeurs de bus. En plus de contribuer au bien être des voyageurs en camouflant les mauvaise odeurs, vous aiderez la planète en économisant de précieux litres d’eau destinés au nettoyage.

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détaxeurDétaxeur (Argentine, Bolivie)
La fiscalité vous a toujours attiré mais vous préférez l’activité physique au travail sédentaire ? Réconciliez vos deux hobbies en devenant Détaxeur. Déchargez des camions de fret d’un coté de la frontière pour passer les marchandises à pied et ainsi éviter les taxes. Note : vos collègues de travail auront tous plus de 60 ans.

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Zzébre de circulationèbre de circulation (Bolivie, Pérou)
En rejoignant le troupeau des zèbres de circulation, vous aurez la satisfaction de fluidifier la circulation de l’agglomération et la gloire de vous interposer aux véhicules pour laisser passer les piétons. Possibilité aussi d’être déguisé un costume traditionnel avec le port d’un masque ridicule.

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cireur de pompesCireur de pompe (Bolivie, Pérou)
Envie de couronner votre carrière de bureau, recyclez-vous en cireur de pompe, l’activité ne vous dépaysera pas et en plus on vous offre une cagoule pour éviter d’être reconnu par des collègues jaloux ou un t-shirt pour affirmer votre appartenance.

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crieur de destinationCrieur de destination (Chili, Bolivie, Pérou)
Les voyages vous font rêver ? En devenant crieur de destination vous pourrez hurler toutes la journée votre passion : à LaPaz, LaPaz! à Arequipa ! Vous permettant de voyager sans bouger de votre siège. Existe aussi en version urbaine : hurleur à la fenêtre d’un minibus.

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téléphone publiqueTéléphone publique (Pérou)
Adolescent vous passiez votre vie accroché au téléphone? Revivez ces instants de jeunesse en accédant à l’emploi de téléphone publique ! Rien que pour vous, deux ou trois téléphones portables … qu’il vous faudra tout de même prêter aux usagers afin qu’ils puissent rassurer leur mère ou justifier leur retard.

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photographe de pigeonPhotographe de Pigeons (Bolivie, Pérou)
Laissez s’exprimer votre âme d’artiste en vous recyclant en Photographe de Pigeon. Posté sur la place publique, toujours prêt à dégainer votre appareil, vous pigeonnerez petits et grands en les prenant en compagnie des volatiles. Attention ce métier fonctionne en équipe avec la Vendeuse de graines.

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Voila, il ne vous reste plus qu’à faire votre choix de nouvelle carrière ou … reconsidérer votre emploi avec ce nouveau recul.

Bye bye Argentina avec Purmamarca, Tilcara & Humahuaca

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Nous voici de retour au nord de l’Argentine pour encore quelques jours. Sur le chemin de la Bolivie, des petites pauses s’imposent dans trois villages situés dans la Quebrada de Humahuaca (classée au patrimoine de l’unesco ).
Il s’agit de trois villages d’architecture traditionnelle avec des maisons en adobe (mélange de terre-boue-paille) et des églises coloniales blanches. Les touristes sont nombreux en cette saison (en excursions depuis Salta) et l’influence bolivienne se ressent de plus en plus à travers les marchés et les gens.

Purmamarca

On arrive de nuit (après 10h de bus) à Purmamarca (2320m). C’est petit, vide et presque glauque, et en plus les hôtels sont super chers ! Le lendemain changement de décors, autour de la place se succèdent les étales d’artisanat remplies de tissus aux vives couleurs boliviennes et les touristes affluent. Mais le plus impressionnant se passe autour : la montagne surplombant le village est multicolore ! Enfin…  7 couleurs officiellement. On va donc faire une petite balade un peu plus au calme autour de cette fameuse « Montagne au 7 couleurs », et c’est vrai que ça vaut le détour.

champs de cactus

La deuxième étape est Tilcara (2460m). Si le village semble un peu moins traditionnel, il est aussi plus vivant et c’est le centre touristique du coin. Il y a toujours une place centrale pour manger une glace, toujours entourée d’artisanat bolivien, mais avec des touristes qui restent plus que quelques heures. Faut dire qu’il y a un peu plus à faire : un tour à la Pukara qui domine le village et une randonnée jusqu’à la Gorge du Diable (même pas peur !) en montant au milieu des cactus, et jusqu’à une petite cascade.

Eglise de Humahuaca

On continue à monter au nord et en altitude jusqu’à Humahuaca (2940m). D’aspect le village ressemble à Purmamarca en un peu plus grand (ça fait facile 500 habitants de plus). Sur la place cette fois l’artisanat est ambulant (feuilles de coca, chapeau et chapelet) devant une belle église coloniale. Saint Fransisco (enfin sa réplique mécanique) en sort à midi pile devant la foule en délire. Le matin du 1er août on a la chance d’assister à la fête de la Pachamama (offrandes à la terre) et vu ce qu’elle s’envoie comme alcool, Pierre se dit qu’il aimerait bien être terre. On termine ce village et l’argentine par une balade sur les hauteurs dans des collines de terre blanches et rouge.

Et voilà c’était nos derniers jours en Argentine, encore quelques heures de bus et à nous la Bolivie !

Plus de villages ?

Cachi, le jour et la nuit

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Finalement c’est en bus que l’on part pour Cachi, afin de pouvoir y rester le temps qu’il nous plaira.

en route pour Cachi

Gare routière, 7h du mat : FlechaBus est en grève et bloque le terminal. Il faut donc ruser, on suit quelques autres voyageurs jusqu’à un coin de rue à quelques blocs de là, on y retrouve un gars de Ale Hermanos (notre compagnie de bus) qui nous fait monter dans un bus de ville pour déjouer les grévistes, jusqu’à leur hangar où on est transférés dans le vrai bus. Une heure plus tard tous les passagers sont récupérés et on peut partir. Si certains font grèves d’autres font leur possible pour assurer le service.
La route est magnifique, après une vallée verte le bus monte au col à travers des montagnes rouges plus arides, puis traverse un immense champ de cactus. L’arrivée à Cachi est un peu galère les hôtels sont presque tous complets (et non Salta ne nous a pas servit de leçon).

place de l’église

A Cachi, il fait beau, il fait chaud, les terrasses le long des maisons blanches sont remplies, les enfants jouent une glace à la main et sur la place de l’église le marché artisanal bat son plein. Un air de côte d’azure en juillet ! On suit le mouvement en trainant et mangeant une glace sur la place principale. Vers 16h, les touristes disparaissent, les stands d’artisanat plient bagage, tout se vide. En effet la majorité des touristes ne passe que quelques heures à Cachi, les excursions en bus arrivent à 12h et repartent à 16h.
Le soir il n’y a plus que quelques jeunes du village dans les rues et les touristes restants se répartissent dans les deux restaus ouverts, on fait de même et se régale d’un risoto quinoa – Torronte.

vue d’en haut

Le lendemain on part randonner autour du village. Première étape, les ruines del Tero, où un petit vieux nous raconte l’histoire des natifs (des Diaguitas comme à Quilmes). Puis en route pour le Mirador Ouest d’où on se rend compte de l’étendue du village. A coté du centre ville hyper animé, les abords sont beaucoup plus calmes et authentiques. On continue à contourner le village à travers les montagnes jusqu’au « parc thématique », reconstruction d’anciennes ruines incas. Mais il n’est pas encore ouverts et trois gros chiens aboient devant du coup on passe notre chemin. Direction le sud à travers des champs de cactus nous laissant plein de souvenir sur nos semelles. On termine en longeant le lit de la rivière jusqu’à être bloqués par l’eau. Du coup retour au village par la route pour une glace réparatrice sur la place déjà en train de se vider.

Et ça y est, Cachi c’est finit !

Cachi, c’est finit!

Plus de village ?

Salta, pas si mal que ça

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plaza del 9 de julio

Salta est une grande ville touristique, surtout à cette époque, d’ailleurs pour la première fois depuis notre départ on galère pour trouver un hôtel, la plupart sont complets ! La ville est remplie d’étrangers mais aussi de nombreux argentins (de Buenos Aires, de Cordoba…) qui font tout aussi touristes que nous (si ce n’est plus !). Dans les rues du centre ville alternent agences proposant des excursions dans tout le nord et magasins d’artisanat où les tendances boliviennes se font de plus en plus sentir (tissus multicolores, feuilles de coca …). Christelle se retient pour ne pas se lâcher dans ces boutiques, ça devrait être moins cher en Bolivie. La population locale, elle, est de plus en plus typée, (plus petits, peau plus foncée …), il ya a beaucoup de nourriture de rue (miam) : on sent qu’on s’approche de la Bolivie et qu’on est vraiment en Amérique Latine.
Un air de vacances flotte autour de la place principale, et pour une fois on trouve même de quoi faire dans cette ville.

vue du san bernardo

L’ascension du Cerro San Bernardo, le retour ! Comme une fois ne nous a pas suffit (rappelez vous), on se relance à l’assaut du sommet. Bon ok il est beaucoup moins haut que celui de Mendoza, 1454m, mais il faut quand même gravir 1070 marches pour arriver en haut, un vrai chemin de croix, au sens propre du terme. En haut se trouve un joli parc avec tout ce qu’il faut pour les touristes (bar, artisanat). La redescente est plus facile (enfin sauf pour Pierre…) car on prend le téléphérique délaissé à la montée pour cause de queue trop longue.

musée

Autre bonne surprise, le MAAM (Museo de Arqueologia de Alta Montaña). Et oui, vous avez bien lu, un musée ! C’est pas trop notre truc normalement, mais là ca nous a plu et on a même lu tous les panneaux. A travers la découverte de trois enfants momifiés en haut du volcan Llullaillaco (en 1999) ce musée relate le mode de vie des Incas et leur histoire. On peut y observer la momie de la petite fille étonnement bien conservée (grâce au froid). Une autre partie du musée est consacrées au Qhapaq Ñan, projet pour le recensement des chemins incas en vue de leur inscription au patrimoine de l’Unesco, auquel participent Simon et Célia.

Voilà pour Salta ! Par contre on n’a pas réussit à se laisser entrainer dans les excursions proposées, ni même à louer une voiture. Trop rapide pour nous, on va continuer à se trainer en colectivo (bus) pour visiter les villages du coin sans contraintes.

Plus de ville? 

Tafi vite fait, et Cafayate RDV des Français

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Pour faire la route entre Tucuman et Salta on fait un détour en passant par des petits villages.

La route monte à travers une vallée verdoyante (ça nous change) puis la végétation redisparait pour arriver à Tafi Del Valle.

Tafi del Valle

C’est un joli village, à 2000m, au milieu de petites montagnes et au bord d’un lac. Mais c’est très très touristique, la rue principale est remplie de magasins de souvenirs et les touristes, principalement Argentins (et oui c’est les vacances d’hiver ici) se baladent tranquillement.
Il y a surement des balades à faire mais faut qu’on avance, alors on ne passe qu’une journée et on reprend la route.

Autre vallée, les cactus grandissent, puis sont remplacés par des vignes en arrivant à Cafayate. C’est un village un peu plus grand et toujours touristique (pas mal d’étrangers aussi cette fois) mais plutôt paisible.

On se trouve un petit hostel, où on rencontre pour de vrai les Chréslutis (Christophe, Estelle et leurs filles Luna et Tia) une charmante famille de grenoblois dont on suivait le blog ! Pour fêter ça quoi de mieux qu’un Asado pour la soirée (pour ceux qui veulent se rappeler à quoi ça ressemble c’est ICI).

la chèvrerie avec les Chrelutis

Le lendemain, on va tous ensemble visiter une chèvrerie, ben oui, on est avec des enfants donc on va à la ferme voir les moutons et les chèvres! C’est intéressant, on apprend par exemple que les chèvres sont nourries avec des graines et peau de raisins séchés (on fait avec ce qu’il y a dans le coin) ou que le bouc s’accouple avec 200 chèvres par an avec 80% de réussite…. La visite se termine par une dégustation de fromage, miam !

butin de la journée

Puis, pour que les adultes ne soient pas en reste, direction une petite Bodega. Ici aussi, visite et surtout dégustation d’un blanc pas trop mal : Torrontes le cépage de la région.

Comme le soir c’est l’anniversaire d’Estelle, diner tous ensemble avec leurs amis : pain, vin, fromage (on est entre Français !) et même un « champagne » d’ici pour bien finir. Super soirée.

les ruines de Quilmes

Mais on vous rassure on ne fait pas que boire et manger, avec Aurélie (une jeune française en voyage à durée indéterminé) on va se balader aux ruines de Quilmes. Il s’agit d’une ancienne citée des Quilmes, indiens de l’ethnie Diaguita, qui vivaient ici depuis l’an 800. Ils ont subit l’invasion des incas (avec qui ça s’est plutôt bien passé) puis celle des espagnols face à qui ils ont résistés pendant 130 ans avant d’être quasi exterminés. ** fin de la page histoire **

Et voilà comment on met 5 jours pour faire 430km de Tucuman à Salta.

Plus de photos? 

Un Asado en Argentine

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Il n’y a pas beaucoup de spécialités culinaires en argentine, beaucoup de pates et de pizza (héritage des immigrants italiens), mais il y une tradition que tout argentin pratique régulièrement et respecte : l’Asado ! Plus qu’un simple barbecue du dimanche, c’est à la fois une occasion de manger de la bonne viande et une excuse pour se retrouver entre ami à la campagne / montagne.

Suite à une petite balade bien sympathique aux alentours de San Juan, MariaEugenia et Charly nous proposent de venir partager un asado ce dimanche dans une maison de campagne au milieu des vignes :

le paysage

Tous assis autour de la grande table dehors, place au Mate (autre grand rituel argentin, on en parlera une autre fois). On passe de longues heures à discuter de tout et de rien, Pierre ne comprend pas tout mais enrichit considérablement son vocabulaire… d’insultes.). On grignote : un peu de cabri rôti et des gâteaux avec beurre et dulce de leche, Christelle est aux anges et ca nous donne un sujet de conversation pour une heure de plus.
La nuit et le froid nous délogent, place à l’asado ! L’Asador (LA personne préposé à l’asado) prépare la viande, du bœuf bien sûr et des légumes. Les autres doivent continuer à discuter et surtout critiquer car un asado sans désaccords sur les règles de l’art ne serait pas réussi.

le festin

Et ça y est ça commence ! :

     –  Les salades d’aubergines et poivrons grillés puis d’oignions jetés directement dans le feu
– la viande : costilla (travers de bœuf en bon français)
– Le boudin et autres saucisses
– Les œufs au plat dans un poivron

Le tout découpé par l’asador et mangé directement avec les doigts (ou sur le pantalon).
Nous rentrons tard dans la nuit à l’hostel avec le ventre bien plein et une partie de la viande restante. (youpiiiii). Merci pour ce super repas 😀

Et quand on se fait pas inviter on se perfectionne dans les Hostels qui ont des parillas (soit la plupart) juste entre nous ou avec d’autres voyageurs.

9 de Julio à Tucuman (jour de l‘indépendance)

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Le calendrier argentin est super : en plus des jours fériés liés aux célébrations religieuses, il n’y a pas moins de 3 fêtes nationales (la fête de la révolution, le jour du drapeau et le jour de l’indépendance).

encore la présidente!

Pour le premier, on était à Bariloche avec la présidente (rappelez-vous). Le deuxième s’est passé à Mendoza et nous voici pour le dernier à Tucuman, ville dans laquelle s’est signé le traité d’indépendance le 9 juillet 1816. La ville est en effervescence avec des drapeaux et des touristes (argentins) à chaque coin de rue. Et devinez qui on a croisé (ou plutôt attendu une heure) : La présidente ! Dire qu’on n’a jamais vu un président français, on arrive à voir deux fois la présidente et tout son gouvernement dans un pays grand comme 5 fois la France (ne nous suivrait elle pas ?).

la Casa de Independancia

 

Le lendemain on fait honneur à la ville de l’indépendance en allant visiter la Casa del Independancia, et oui une fois n’est pas coutume, un petit musée ça peut pas nous faire de mal. Pour continuer la journée culturelle on suit même le « chemin historique » qui nous fait visiter la ville en passant devant quelques beaux monuments.

 

Bon c’est une ville quand même donc, ça s’arrête là !

Plus de ville ?  

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