Ce soir on prend l’avion …

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Prendre le bus, le train, le tuktuk, le bateau, l’avion… c’est devenu quelque chose de presque banal. A chaque fois quand même, un petit pincement au cœur est là quand on quitte un lieu où on a pris nos marques pour partir ailleurs, où on ne sait pas ce qu’on va trouver.
Et aujourd’hui encore ce pincement est là, peut être plus gros que les autres et doublé d’une petite angoisse de ce qu’on va re-trouver. Car ce soir on prend l’avion … pour rentrer en France.

au bout du chemin

au bout du chemin

Ça y est c’est finit, déjà 12 mois qu’on est sur les routes, il est temps de rentrer à la maison. On ne réalise pas vraiment que c’est la fin, c’est juste un départ de plus…. Notre maison dans un sac, un nouveau lit tous les deux jours, une balade dans les montagnes ou un temple à visiter c’est devenu notre quotidien. Mais maintenant il va falloir renouer avec notre quotidien d’avant…
Aujourd’hui on est dans le même état qu’avant de partir : on avait déjà voyagé mais jamais aussi longtemps : cela allait-il être vraiment différent ? On est déjà revenu en France après un voyage, mais pas après 12 mois d’absence : Est ce que ça aura changé ? Est ce que nous on a changé ?
Même s’il y a une petite appréhension, ça ne nous fait pas trop peur et on est content de rentrer, de retrouver nos proches, mais on est tristes que le voyage se termine et on aurait bien repoussé encore un peu l’échéance .

Bref, pas mal de sentiments à quelques heures du retour, mais, une fois de plus les kilomètres qui nous séparent de la dernière destination s’égrènent rapidement et bientôt…. un nouveau pays à redécouvrir.

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Défis Lahaut n°20,21,22,23 et Superdéfis3

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Avec la fin du voyage, la fin des défis, voici les derniers (envoyés en temps et en heure au maître du jeu), maintenant on attend la récompense …

DéfisLahaut n°20 : une photo de Pierre au volant d’un transport collectif (genre bus )ou d’un gros camion ou d’un tracteur!!

Une nouvelle carrière s’offre à Pierre : conducteur de TukTuk Lao:

Pierre chauffeur de TukTuk

Pierre chauffeur de TukTuk

DéfisLahaut n°21 : une photo de vous 2 devant une affiche de spectacle (théatre, opéra , concert , etc ..) locale ou éventuellement devant une affiche de cinéma typique du pays !

Dommage , c’était complet on peut pas vous dire si c’était bien:

Super spectacle à Hongkong

Super spectacle à Hongkong

DéfisLahaut n°22 : comme il y a toujours des touristes français partout dans le monde, je veux une photo de Pierre avec une personne(Homme ou femme) lisant le GDR (Guide du routard), Lonely Planet en français ou éventuellement le Petit Futé japon ou le guide Michelin dans la rue !!

A Okinawa, peu de touristes occidentaux et encore moins de français, mais les japonais sont passés au numérique:

Le Petit Futé Japon

Le Petit Futé Japon

Super Défis n°3 : une photo de Christelle avec la lune posée sur sa main (la vraie lune dans le ciel pleine ou demie, etc ..) Si le cliché est pris de jour cela comptera double (on peut voir de temps à autre la lune en journée!) si le cliché est pris de nuit le cliché comptera moitié moins.

A Okinawa, pas facile la lune en plein jour et avec le ciel gris, mais soudain, une éclaircie…:

la lune, by day

la lune, by day

DéfisLahaut n°23 : une photo de vous deux devant une mappemonde (en boule ou à plat sur une grande carte avec tous les continents ) avec vous deux posant chacun votre index à l’endroit ou vous êtes en ce moment !

Le 5 avril 2013 à 10h40 on était là! (Et quelques heures plus tard, à l’emplacement exact du petit avion):

on est là

on est ici

et on est là

puis on est là

Et pour retrouver tous les défis LaHaut  c’est ici :  saintnectaire

L’instant psy : un mois avant le retour…

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Il y a un an on était excités, on ne savait plus où donner de la tête entre le déménagement, la préparation du sac, les au-revoir aux amis et à la famille, les derniers bons repas français …
Que cela nous semble loin ! Et aujourd’hui, à un mois du retour, où en sommes-nous ? Est ce qu’on veut rentrer ou pas ?

Voici, un peu en vrac, notre état d’esprit alors que la fin du voyage approche.

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On est content de rentrer c’est sûr…

trimballer les sacs

trimballer les sacs

Pour retrouver la famille et les amis, pour dormir tous les soirs dans le même lit (encore que ça c’est pas gagné !), pour arrêter de faire et défaire notre sac tous les deux jours, pour retrouver ma garde robe / mes consoles de jeu, pour arrêter de passer 1h à négocier le prix du bus (ou autre chose) en se disant qu’on se fait quand même arnaquer, pour manger du fromage et de la viande rouge, pour se laver dans une salle de bain ou la propreté n’est pas douteuse, pour quitter notre chambre sans tout fermer à clé, parce qu’au final la France est un beau pays et qu’il fait bon y vivre (si, si, aller voir ailleurs comment vivent certains, on est bien en France)…

Mais on a envie de continuer à voyager…

coucher de soleil (sur le Mekong)

coucher de soleil (sur le Mekong)

Pour rester en vacances, pour découvrir chaque jour de belles choses, pour regarder le soleil se lever et se coucher sur les montagnes, un fleuve ou la mer, pour rencontrer pleins de nouvelles personnes, pour ne pas savoir de quoi va être fait demain et être surpris chaque jour, pour avoir la liberté de rester plus longtemps quelque part quand ça nous plaît ou de repartir vite quand ça nous déplait, pour être 24h/24h ensemble, pour prendre notre temps, pour goûter plein de nourriture et tester les bières du monde, parce qu’il y a encore pleins d’endroits où on n’est pas allés…

Bref on est partagés, on sait qu’on va rentrer et ça ne nous dérange pas, mais notre mode de vie de cette année nous plaît énormément et on poursuivrait bien encore quelques mois.

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Voilà on ne répond pas vraiment à la question (mais un psy ne répond jamais non ?) et pour l’instant il nous reste encore un mois, alors même si les choses s’accélèrent on est encore en voyage et on va continuer de profiter en prenant notre temps….

sur les routes vers l'inconnu

sur les routes vers l’inconnu

1, 2, 3…. 4000 îles, la douceur de vivre

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C’est marrant comme il y a des endroits où on arrive et on se sent tout de suite bien, prêt à y rester longtemps même s’il n’y a rien à faire. Est-ce le Mékong qui coule lentement ? Les enfants qui font coucou au lieu de demander des sous ? Ou bien les gens qui ne vous demandent rien ? Bref l’arrivée sur DonKhong est plutôt positive.

des îles

des îles

Nous voilà donc sur l’une des 4000 îles qui composent cette région des chutes du Mékong au sud-est du Laos. Contrairement à la plupart des îles du coin, la notre est un peu plus grosse qu’un  buisson.
Dès le lendemain, on se lance à sa découverte à vélo. Equipés de nos belles bicyclettes des années 50, on part sur les routes, ou plutôt sur la route qui traverse l’île.

DonKhong à vélo

DonKhong à vélo

Le paysage est désertique excepté quelques bicoques en bois, le sable est rouge et il fait chaud, chaud, chaud. La montre bloquée en degrés Fahrenheit nous indique entre 108 et 112 °F, soit (on convertira plus tard) entre 42 et 44°C, voilà donc pourquoi on a si chaud ! De l’autre coté de l’île on arrive sur un village, plus authentique que celui où on dort (constitué uniquement de guesthouses). Ici, point de bars alignés mais des échoppes qui vendent pêlemêle habits, téléphones et quincaillerie. Pour le retour, on passe par le sud, le long de la côte, du pont en construction et des rizières vertes qui reposent les yeux. Epuisés par la chaleur, on passe le reste de l’après midi à siroter une citronnade en admirant le fleuve parsemé d’arbres et les barques qui slaloment. Ne rien faire au bord du Mékong : c’est ça la vie au Laos, et ça nous plaît !

le Mékong

le Mékong

On continue ensuite encore plus au sud direction une autre des 3999 îles restantes. Entre Don Det la fêtarde et Don Kon la tranquille, vous l’aurez deviné, on choisit la seconde. Pour son anniversaire Christelle a ainsi droit à une nouvelle croisière sur le Mékong (dans une barque remplie de touristes), un poulet-frites (et les éternels concombres), un brownie et un gâteau aux bananes (un peu secs). Bon sur une île quasi déserte pas facile d’organiser une fête d’anniversaire, les cadeaux, ça sera pour plus tard.

chutes de PhaPheng

chutes de PhaPheng

Ici aussi la vie est calme et les couchers de soleils sont fabuleux, mais il y a un peu plus d’activités. Avec Boris et Sophie, rencontrés dans notre charmant bungalow, on part à l’aventure au pied des cascades de PhaPheng. A 8 sur une mini barque, on contourne les rapides, puis on marche dans les herbes folles avant de traverser une rivière sur une tyrolienne. On finit dans un torrent avec de l’eau à la taille avant de se retrouver devant d’énormes chutes d’eau. Le plus haut débit d’Asie du sud-est parait-il, impressionnant ! Et pour nous remettre de nos émotions on a droit à un (mini) morceau de poisson cuit sur le feu par notre batelier.

plage du Mékong

plage du Mékong

Après les eaux c’est par les terres que, le lendemain, on continue la découverte des cascades. On enfourche des vélos, toujours aussi modernes, jusqu’aux chutes de LiPhi. Plus petites que celles de la veille, elles n’en sont pas moins belles. Ici le Mékong se divise en plein de petits bras qui descendent dans un tourbillon d’écume blanche laissant apparaitre rochers gris et arbustes verts. C’est juste beau ! Il y a même une plage de sable fin pour se reposer au soleil, ou plutôt bruler. Et après les terres les airs avec le SkyBridge (=pont du ciel) qui nous mène à MoonIsland (île de la lune). Un joli sentier, mais on ne trouve rien d’extraordinaire à cette nouvelle île si ce n’est le pont branlant au dessus d’un bout de rivière qu’il faut franchir.

Beau, chaud, vélo, chutes d’eau, Uno… Malgré la chaleur, ces quelques jours au milieu des chutes du Mékong, dans des petits villages ruraux, sont vraiment paisibles. Mais cette fois le visa se termine vraiment demain, alors adieu Laos tranquille, on s’en va retrouver la civilisation pour rejoindre le Cambodge.

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Plateau des Boloven : TadLo et transports Lao, chaud chaud chaud

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Les transports de Vientiane vers le sud du pays, sont réputés être de bonne qualité et confortables. A la gare routière on regarde donc un peu étonnés le véhicule issu d’un mélange entre un wagon-lit et une voiture tuning. Et une fois à l’intérieur, coincés à deux dans une couchette une place, sans fenêtre et au niveau des essieux, on passe l’une de nos pires nuits au Laos.

Pakse, gare du nord

Pakse, gare du nord

Arrivés au terminal nord de Pakse aux aurores, les tuktuks n’attendent même pas qu’on soit sortis du bus pour proposer leurs services. Ce n’est pas très agréable mais forcément on a besoin d’eux car les gares routières sont systématiquement situées à 8km de la ville. Le terminal sud (desservant… les villes du sud) est beaucoup plus local. On a juste le temps d’acheter les billets, d’identifier notre bus (ou plutôt l’épave roulante) et de jeter les bagages sur le toit avant qu’il ne parte.

bus ...qui roule encore

bus …qui roule encore

En saison sèche, le trajet vers le Plateau des Boloven est assez monotone : une grande steppe brulée par le soleil. L’animation vient de l’intérieur du bus, où se mélangent des familles en train de déjeuner, des moines au téléphone, des gens en costar-cravate… Sans parler du suspens : à chaque montée on se demande si on ne va pas caller, et à chaque bosse si on ne va pas perdre une roue. Finalement le chauffeur s’arrête au milieu de pas grand-chose : « Tadlao, c’est ici ». On descend, récupère nos bagages et… le village est à 2 km de là mais pas de tuktuk. Sous un soleil accablant, chargés et fatigués de nos 15h de transports, pour une fois qu’on était prêt à payer, y’a personne ! La fin du parcours se fait donc à pied.

cascade/bassin de TadLaoo

cascade/bassin de TadLaoo

Des trois cascades à voir dans le coin, seule la plus proche semble ne pas être asséchée. Après une demi-heure de marche sous un soleil de plomb malgré l’heure matinale, on arrive devant un grand bassin alimenté par un superbe mur d’eau. Des villageois font leur lessive ou pêchent le déjeuner : une sorte de petit poisson-chat croisé avec une limasse… miam. Le soleil brille, l’eau est fraiche, la cascade hypnotisante … on y perd volontiers quelques heures.
La vie est douce sur le plateau, mais le paysage poussiéreux et sec nous fait fuir.

pause crevaison

pause crevaison

Le retour sur Pakse s’effectue en taxi, partagé avec d’autres touristes, c’est confort, plus rapide et à peine plus cher que le bus. Une heure plus tard nous revoici au terminal sud. Sans pouvoir négocier, on s’installe dans le seul tuktuk collectif qui va aux 4000 îles. Chacun essaye de prendre sa place tandis que le chauffeur entasse tout ce qu’il peut. Au final on se retrouve serrés à 25 avec des bagages, des sacs de provisions, des colis et même une mobylette !

c'est long

c’est long

Le trajet est long… très long, il nous faut 5h pour faire 200 Km mais avec quelques pauses sur le bord de route : D’abord, vers midi, des femmes accourent en hurlant pour proposer des brochettes géantes (poulet, rongeur ou chauve-souris). Puis, quand les jambes commencent à fourmiller, la crevaison permet de se détendre un peu, merci les clous ! Enfin le Mékong, plus que le bac pour traverser et nous allons arriver. Le chauffeur récolte alors le prix du trajet et on s’aperçoit que les locaux payent aussi cher que nous.

Décidément les prix des transports restent un mystère pour nous. Au Laos, voyager dans un mini-bus privé climatisé coûte aussi cher qu’à 25 dans un camion… Sûrement le prix du privilège du voyage traditionnel !

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Retour à Vientiane

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C’est agréable de revenir dans une ville que l’on connait, on sait où aller, où prendre le tuktuk pour ne pas se faire avoir, où manger, on revoit des têtes connues  …
On retourne à la Villa et il y a une chambre de libre pour nous, coup de chance car le mariage de Jean-Marc (souvenez-vous) est pour la semaine prochaine donc l’hôtel se rempli. Parfait !

service des Visas

Le service des Visas

Encore une fois on s’arrête là pour un peu d’administratif. A force de d’y aller doucement, le compteur s’égrène et il ne nous reste pas beaucoup de temps (le visa laotien est d’un mois, c’est court pour nous). On a décidé de faire prolonger notre visa, mais juste de quelques jours histoire d’être plus tranquilles pour visiter le sud et de ne pas repayer les 30$ de visa pour 30 jours. Mais c’était sans compter sur l’administration laotienne… Pour rappel le Laos a été un protectorat Français, on y a laissé du bon pain mais aussi le fonctionnement de nos administrations…
Alors forcément quand on se pointe le vendredi à l’immigration on nous répond « ha non pas de visa le vendredi, revenez lundi » ; et quand on revient le lundi matin à la première heure : « vous ne pourrez récupérer votre passeport  que demain  ». Et oui mettre un coup de tampon c’est trop difficile pour un vendredi et ensuite il faut 24h pour que l’encre sèche… En plus de ça on a eu droit au pire taux de change $/kip (pourquoi est il plus cher de payer dans la monnaie locale qu’en $ ???) autant vous dire qu’on en ressort un peu énervés ! Au final on a perdu 2 jours pour prolonger notre séjour de 3 jours… mais cool, on est au laos, le mékong continue de couler.

Le marché TadTsao

Le marché TadTsao

Bon en fait on n’a pas vraiment perdu notre temps car on en a profité pour faire les marchés de long en large et en travers.
TadTsao c’est le marché du matin, avec tous ses tissus (et oui Christelle à re-craquer), son or (elle a résisté) ses consoles de jeux chinoises (Pierre s’est retenu), ses merdouilles (il a succombé à l’indispensable raquette électrique anti-moustiques).
Et le soir … c’est le marché du soir : un mélange de souvenirs à touristes et de vêtements locaux (un peu déprimant quand le tshirt taille XL se révèle trop petit). Et il y a aussi tous les stands de nourriture : brochette de riz collant, brochette de saucisse ou de surimi, samosa, gâteaux sucrés à on ne sait pas trop quoi…

Le retour à la Villa c’est aussi les retrouvailles avec ses habitants, ils sont presque tous là et ça nous fait plaisir de repasser du temps avec eux.
Encore une fois notre séjour à Vientiane a été plus long que prévu. Mais quand on monte dans le bus c’est avec une boule au ventre, on était bien ici… Après plus de  10 mois de voyage et de départs c’est toujours aussi dur de quitter un endroit où on se sent bien.

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Vang Vieng : des bars aux montagnes

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sur la route

sur la route

La journée promet d’être difficile, en effet il ne nous faut pas moins de 10h de bus pour relier MongNoy à Vang Vieng via LuangPrabang. La route est cahoteuse et tourne, tourne et retourne dans les montagnes. En haut d’un col on rencontre un gros bus VIP arrêté depuis 3h avec des morceaux du moteur par terre et on se dit que finalement, bien que serrés à 12 dans le minibus, on a bien choisi notre moyen de locomotion.

VangVieng, jolie ville entre rivière et montagne, a surtout la réputation d’être une ville basée sur la fête, l’excès de boisson et remplie d’Australiens saouls se baladant en maillot de bain. Mais tout le monde nous explique que depuis quelques mois c’est plus calme, à voir…

des bars et des TV

des bars et des TV

Coté pile, la ville est effectivement composée de bars peuplés de nénettes en mini short et de jeunes cherchant l’alcool. Affalés sur des paillasses pleines de puces ils  regardent des épisodes de friends en boucle. Mais à y regarder de plus près, la plupart des bars sont vides et il se dégage des lieux comme une atmosphère de « hors saison ». On ne voit pas grand-chose non plus du « Tubing », l’activité principale, qui consiste à descendre le fleuve sur une bouée en consommant le maximum de bières et de produits illicites. Renseignements pris, le ménage a été fait il y a trois mois: sous la pression des ambassades le gouvernement a démonté le ponton et les bars le long de la rivière. Il faut dire qu’il y avait en moyenne 25 morts par an et des centaines de blessés. C’est une bonne chose car, même si la majorité des décès était des anglo-saxon avinés, la bêtise ne mérite pas la peine de mort.

tisseuse

tisseuse

Coté face, en traversant un pont payant, au pied des montagnes le petit village de Huay Yae est accueillant avec ses bungalows invitant à la farniente et ses habitants avenants. On dégote un restau tenu par un couple Franco-Lao qui fait une confiture divine (le mélange franco lao fait des merveilles culinaires) et nous arrose de conseils sur les balades du coin.
Du coup, on loue des VTT  pour faire une belle boucle au travers des montages. Au début on passe par des villages où les femmes vendent leurs tissages à des prix mini. Au vue de la qualité on n’a pas le cœur de négocier.

nos beaux vélos

nos beaux vélos

Les paysages bordant le chemin sont grandioses: des montagnes déchirées qui se découpent en ombres chinoises sur un ciel bleu et un fond vert, on comprend mieux le surnom de « Baie d’Along des terres ». La route est facile et on croise pas mal d’écoles dont une à l’heure de la sortie. Les gamins se précipitent sur nous et demandent des dessins sur les mains, ce que Christelle fait de bon cœur. On comprendra plus tard qu’ils réclamaient des stylos… tant pis fallait être plus explicites, de plus ce n’est pas dans nos habitudes de donner aux enfants.

village et montagnes

village et montagnes

La fin du parcours nous amène près du fameux lagon bleu qui ne parait pas exceptionnel, on entend de la musique à fond et en plus c’est payant. On fait demi-tour devant les gardes qui ont du mal à comprendre qu’un touriste puisse refuser l’entrée. Sur le retour, on croise de nombreux tuk tuk remplis de fallangs (=touristes blancs) bières à la main qui semblent avoir trouvé une source de divertissement alcoolique alternative au tubing.

3 mois de boulot

3 mois de boulot

Avant de quitter VangVieng, sur les conseils du couple restaurateur, on va voir un magasin de Sin (jupes traditionnelles tissées). Les tissus sont de toute beauté mais extrêmement chers. Devant notre intérêt,  la propriétaire nous montre toute la collection (il y a des pièces à 600€ qui ont nécessité 3 mois de confection) merci !

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On pourrait rester encore longtemps à Vang Vieng pour se la couler douce en admirant les montagnes ou en se rafraichissant dans la rivière.  Mais le temps fuit et il faut continuer la descente du pays… Quelle désagréable impression que d’être obligés de compter ses jours.

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Plus de montagnes ?  nos jolies photos

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