Ile de Pâques entre histoire et rêve

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L’Ile de Pâques (ou Rapa Nui dans la langue) n’est pas très grande, elle peut se visiter en une journée mais il y a quelque chose de si paisible et magique qu’on y resterait bien plusieurs semaines.

les fameux moaïs

les fameux Moaïs

Nous avons loué une voiture pour faire le tour des différents sites aux noms imprononçables. Les Moaïs (vous savez, ces immenses statues de pierre à figure humaine) sont éparpillés le long de la côte. Les sites où ils sont debout sont restaurés car toutes les statues ont été renversées suite à la révolte des esclaves « petites oreilles » face à leurs maîtres, les « grandes oreilles ».

Fabrique de Moaïs

la fabrique de Moaïs

 

La fabrique de Moaïs est un lieu unique sur l’île, c’est sur ses flancs que sont nés tous nos amis pétrifiés avant d’être transportés jusqu’à leurs lieu de résidence. Plusieurs théories s’opposent sur le mode de déplacement de ces géants de pierre : les faire marcher avec des cordes, glisser sur des rondins de bois, utiliser la technique du balancier… La plus probable pour nous, est qu’ils se déplaçaient tous seul grâce à leur Mana (énergie spirituelle).

Mais il serait faux de limiter l’histoire de l’île aux Moaïs, comme nous l’a rappelé un autochtone au trois quart nu rencontré près du plus grand alignement de Moaïs de l’île.

l'île aux oiseaux

l’île aux oiseaux

Après la révolte qui a conduit à la chute de toutes les statues et l’élimination totale des « grandes oreilles » (l’île est trop petite pour faire dans la demi-mesure) les clans se sont spécialisés. Par exemple le clan de notre ami pratiquait l’insémination artificielle, et on a eu droit à tous les détails (utilisation d’un organe de tortue pour protéger le sperme et d’un estomac de thon en tant que pénis artificiel), photos heu… pétroglyphes à l’appui.
Pour désigner le roi de l’île les « petites oreilles » organisaient une compétition : le défi de l’homme oiseau : le premier qui ramène (à la nage) l’œuf d’un oiseau nichant sur une petite île voisine devient le roi pour une année (plus facile que d’organiser des élections).

 

mystères...

mystères…

Malheureusement l’histoire de l’île est mal connue car les anciens ont disparus et il ne subsiste que peu de tradition orale. Beaucoup d’énigmes ne sont pas élucidées, comme l’écriture que personne n’arrive à déchiffrer. Mais peut être est-ce mieux ainsi car le mystère fait partie de la magie du lieu et nous repartons de l’île encore plus intrigués et fascinés qu’à notre arrivée…

On vous laisse rêver devant les photos en espérant que vous pourrez capter un peu de l’atmosphère particulière qui fait le charme du lieu.

 

Plus de moaïs ?     nos jolies photos

! Attention ! la vue de ces photos peut engendrer un risque de moaïte aigüe (syndrome consistant à voir des moaïs dans chaque tas de pierre).

Des supers métiers… en Amérique du Sud

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Avec la fin d’année certains d’entre vous se demandent peut être ce qu’ils font derrière leurs bureaux, clés à molette ou comptoirs et aspirent à changer de travail.
Conscients de cette situation, nous avons récolté tout au long de notre remontée de l’Amérique du Sud des idées de nouveaux boulots qui susciteront sûrement chez vous des vocations… ou pas !

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panneau indicateurPanneau indicateur (Argentine)
L’activité physique n’est pas votre tasse de thé et vous aimez la promiscuité ? Devenez panneau indicateur touristique ! Vous pourrez rester immobile pendant des heures au soleil au milieu d’une place et, grâce au panneau que vous aurez sur les épaules, les touristes s’agglutineront autour de vous pour attendre le petit-train.

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horodateurHorodateur (Chili)
Ayant la notion du temps et aimant la vie au grand air, le travail d’horodateur est fait pour vous ! Sur votre bout de trottoir vous irez à la rencontre des automobilistes qui, en échange de quelques pièces vous permettrons d’accrocher un joli ticket à leur essuie-glace. En bonus, vous aurez droit à une veste orange tendance.

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machine à caféDistributeur à café (Chili)
Evoluant dans l’atmosphère vivifiante d’un terminal de bus, mélange d’odeur d’urine et de pot d’échappement, et grâce à vos 20 thermos représentant le poids d’un âne mort, vous aurez la satisfaction d’étancher la soif des voyageurs et chauffeurs de bus en proposant au choix : café, café ou café.

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parfumeur de busParfumeur de bus (Chili)
Vous avez un nez développé et une âme sensible aux flagrances ? Armé d’un pulvérisateur, rejoigniez l’équipe des parfumeurs de bus. En plus de contribuer au bien être des voyageurs en camouflant les mauvaise odeurs, vous aiderez la planète en économisant de précieux litres d’eau destinés au nettoyage.

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détaxeurDétaxeur (Argentine, Bolivie)
La fiscalité vous a toujours attiré mais vous préférez l’activité physique au travail sédentaire ? Réconciliez vos deux hobbies en devenant Détaxeur. Déchargez des camions de fret d’un coté de la frontière pour passer les marchandises à pied et ainsi éviter les taxes. Note : vos collègues de travail auront tous plus de 60 ans.

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Zzébre de circulationèbre de circulation (Bolivie, Pérou)
En rejoignant le troupeau des zèbres de circulation, vous aurez la satisfaction de fluidifier la circulation de l’agglomération et la gloire de vous interposer aux véhicules pour laisser passer les piétons. Possibilité aussi d’être déguisé un costume traditionnel avec le port d’un masque ridicule.

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cireur de pompesCireur de pompe (Bolivie, Pérou)
Envie de couronner votre carrière de bureau, recyclez-vous en cireur de pompe, l’activité ne vous dépaysera pas et en plus on vous offre une cagoule pour éviter d’être reconnu par des collègues jaloux ou un t-shirt pour affirmer votre appartenance.

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crieur de destinationCrieur de destination (Chili, Bolivie, Pérou)
Les voyages vous font rêver ? En devenant crieur de destination vous pourrez hurler toutes la journée votre passion : à LaPaz, LaPaz! à Arequipa ! Vous permettant de voyager sans bouger de votre siège. Existe aussi en version urbaine : hurleur à la fenêtre d’un minibus.

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téléphone publiqueTéléphone publique (Pérou)
Adolescent vous passiez votre vie accroché au téléphone? Revivez ces instants de jeunesse en accédant à l’emploi de téléphone publique ! Rien que pour vous, deux ou trois téléphones portables … qu’il vous faudra tout de même prêter aux usagers afin qu’ils puissent rassurer leur mère ou justifier leur retard.

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photographe de pigeonPhotographe de Pigeons (Bolivie, Pérou)
Laissez s’exprimer votre âme d’artiste en vous recyclant en Photographe de Pigeon. Posté sur la place publique, toujours prêt à dégainer votre appareil, vous pigeonnerez petits et grands en les prenant en compagnie des volatiles. Attention ce métier fonctionne en équipe avec la Vendeuse de graines.

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Voila, il ne vous reste plus qu’à faire votre choix de nouvelle carrière ou … reconsidérer votre emploi avec ce nouveau recul.

San Pedro De Atacama : Une oasis de touristes dans un écrin de nature

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Salines de Salta

Afin de continuer à optimiser nos déplacements, on choisit de refaire un aller-retour entre l’Argentine et le Chili pour découvrir les alentours d’Atacama. Après 10h de bus, deux cols à plus de 4500m, la frontière argentine (pour la 6ème fois…) et des paysages salins et désertiques nous entrons directement à San Pedro de Atacama juste après la douane Chilienne.

Ici le touriste ne peut pas se perdre : dans les rues alternent hotels, restaus, agences d’excursions et magasin d’artisanat. Le ton est donné : si tu veux voir vas falloir payer.
Nous cédons donc aux sirènes du tour organisé. Mais faut pas pousser : on veut bien se faire trimballer, mais ce sera dans de petites bétaillères et en décalé pour éviter le tourisme de masse, ce qui correspond aux tours préparés par Santiago.

Geyser del Tatio

L’excursion nous emmène dans le canyon de Guatin à la rencontre du ‘petit vieux’, un cactus de plus de 1000 ans (plus fort que la belle-mère de Pierre). Puis séance bestioles avec des vigognes, des oiseaux des bofedas, des renards et des viscachas qui se cachent au milieu du désert. La journée se termine à 4300m dans les champs géothermiques Del Tatio. Entre baignades dans les sources chaudes et contemplation des geysers au couché du soleil le spectacle est féérique (surtout après l’apéro au  PiscoSour).

Valle de la Muerte

Le lendemain, en bons rebelles radins, nous nous dirigeons vers la Valle de la Muerte mais à pied au lieu de louer un vélo comme tout le monde. Les cinq kilomètres avec un surf sur le dos permettent à Pierre de comprendre l’intérêt d’une bicyclette ou d’un tour. Cependant le canyon puis les dunes de sables et la session de SandBoard en solitaire valent l’effort !

Laguna Cejas

Le troisième jour nous replongeons, et ce nouveau traine-couillon nous entraine dans le Salar d’Atacama avec Santiago lui-même, un conteur avéré. C’est ainsi que l’histoire des Atacameniens (natifs du coin) nous accompagne le long de notre découverte des eaux du Salar. Le plongeon dans les Ojos (trou d’eau au milieu du désert) est rafraichissant, tandis que la baignade dans la Laguna Cejas (au moins aussi salée que la Mer Morte) nous fait découvrir les joies de l’apesanteur. La journée se termine de nouveau avec un PiscoSour en admirant le couché de soleil sur le volcan Licancabur et la lagune.

Valle de la Luna

Le lendemain, finit les excursions, nos pattes nous démangent. Comme on n’ira pas à la Valle de la Luna (pas envie de prendre un énième tour ni de se taper 40 bornes à vélo), on se console par une journée tranquille avec une balade vers la Pukara de Quitor (des ruines).
Mais les journées tranquilles ne sont plus ce qu’elles étaient : on rencontre un couple de franco-chilien, qui nous invite à visiter la Valle de la Luna avec eux. Un grand merci à Nicolas et Carolina et à leurs quatre enfants (qui ont finis dans le coffre du 4X4) pour ce magnifique coucher de soleil et le restau qui s’en suit.

Demain, retour en argentine avec encore 10h de bus sur le même chemin (pour rappel : on est des pros de l’organisation).

Plus de coucher de soleil ? 

Valparaiso : paradis des couleurs

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Malgré l’idée qu’on peut s’en faire il pleut à Valparaiso, et c’est tête baissée sans en voir grand-chose qu’on traverse la ville le premier jour.

une des collines de Valparaiso

Mais quand la pluie décide de se calmer, on découvre une ville pleine de couleur.

Ici il faut aimer marcher et surtout monter, descendre, escalier dans un sens, ascenseur dans l’autre. Pour une fois la ville n’est pas un alignement de perpendiculaires séparant des pâtés de maisons mais plutôt plein de petites ruelles sinuant pour se trouver un passage entre les nombreuses collines.

On prend plaisir à se balader dans cette ville, à la recherche des murs et escaliers peints. Et quand il pleut trop on va se réfugier dans la maison de Pablo Neruda grand poète-penseur-diplomate-politique chilien.

Valparaiso se décrit difficilement :  à découvrir en image…

mosaïque de mots

mosaïque de couleurs

Plus de couleurs ?  

Santiago : une grande ville

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On débarque à Santiago un dimanche à 7h du mat après une bonne nuit dans le bus.

Plaza de Armas

 

Une grande ville un dimanche matin, c’est mort. Les magasins sont fermés et seuls quelques balayeurs ou ivrognes sont dehors. L’avantage c’est qu’on peut photographier la Plaza de Arma vide avant qu’elle soit envahie par une armée de collégiens réalisant une fresque chrétienne.

 

Santiago et la cordillère des Andes

Au milieu de la ville deux collines permettent d’avoir une belle vue de Santiago jusqu’à la cordillère des Andes, et du nuage de pollution qui plane au dessus de la ville.
Les marchés aussi ont leur place, les petits marchés artisanaux, le marché aux poissons ou l’immense marché-fourretout de la Vega. Ça grouille de monde, toutes les classes sociales se retrouvent dans ces ancêtres d’hypermarchés où on peut déjeuner pour vraiment pas cher.

drapeau chilien

 

On se balade pendant deux jours, mais le choc avec la grande ville, les immeubles gris, les voitures, la pollution, le métro,  c’est un peu trop pour nous.

Heureusement le soir nous rentrons chez Julie et Sebastian, nos premiers hôtes couchsurfer et là c’est super sympa. C’est comme chez des copains, on passe deux belles soirées à discuter autour de bons petits plats.

 

Conclusion on va voir si Valparaiso peut nous réconcilier avec la ville !

 

plus de ville?  

Parc Huerquehue et Villarica (Chili)

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Voici le récit de notre balade et de notre ascension autour de Pucon.

En quelques mots :

La neige étant là aussi déjà arrivée, on n’a pu faire qu’une rando à la journée dans le Parc National Huerquehue.
Le parc Villarica lui, est difficilement accessible en bus, ne sachant pas le niveau de neige qu’on allait y trouver on a préféré ne pas tenter.
Par contre pour l’ascension du Volcan Villarica même si c’est plus dur qu’en été l’avantage c’est qu’on a eu le volcan presque pour nous tout seuls.
Pour ces quelques jours autour de Pucon on a donc pris le temps d’attendre le soleil ce qui nous a permit de faire une belle petite balade tranquille et une grosse ascension (un peu plus dure !) avec de magnifiques paysages.

 

Pour le récit complet :                    Pour les photos

Une petite semaine à Pucon

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On arrive à Pucon un dimanche soir dans le brouillard et on a du mal à trouver un hôtel ouvert, ça fait un peu ville fantôme après les belles villes touristiques argentines.

Le lendemain toujours pas beaucoup de soleil mais on découvre un peu mieux la ville. Ici les magasins de chocolats sont remplacés par des agences proposant toutes l’ascension du volcan du coin et des sports en eaux vives le tout se finissant toujours dans des sources chaudes.

Histoire de changer un peu on décide d’aller faire un tour en VTT, direction Rio Plata.

en selle

Ah le vélo… les joies de voir les superbes paysages au bord du lac défiler au rythme de nos doux coups de pédales… Enfin ça, c’était pour le discours du loueur. Car le vélo c’est dur, autant que la selle qui nous a laissé une sensation inoubliable. Dommage qu’on ne puisse pas en dire de même de la piste monotone et remplie de trous qui nous a menés jusqu’au fameux lac aperçu entre les arbres inondés. Un australien ayant vécu la même expérience résume cela avec délicatesse : ‘I fell like I had a sex with an elephant’.

Le lendemain pour récompenser nos muscles fatigués quoi de mieux qu’un petit tour dans l’un des nombreux thermes du coin.

les sources chaudes

Laissant parler nos penchants hippies découverts à El Bolson, nous choisissons les thermes les plus naturels : Los Pozones (OK, c’était aussi les moins chers). Sept jolis bassins en pierre nous attendent en bas d’un interminable escalier (qui va être sympa à remonter). Les piscines positionnées de la plus fraiche (25°C) à la plus chaude (45°C) sont reliées par un petit chemin de pierres pointues (penser à prendre les tongs la prochaine fois). Une fois dedans, malgré le froid extérieur c’est que du bonheur. Bref de retour en France c’est décidé : on construit une source chaude dans le salon.

le volcan Villarica vu du parc Huerquehue

Le 3ème jour ça y est le soleil est revenu, on part donc faire une petite balade d’une journée dans le parc national Huerquehue où on se rend enfin compte qu’on ne nous a pas menti il y a effectivement un Volcan au dessus de Pucon ! On découvre aussi de beaux lacs, des cascades, et les fameux arbres Araucania ou Monkey Puzzle Tree.

Et vendredi ça y est les conditions sont réunies pour tenter l’ascension du fameux volcan Villarica.

Pour le détail de ces deux dernières balades, encore un peu de patience et RDV dans la rubrique balade évidement !

plus de photos? c’est ici :

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